01 janvier 2011
Bonne Année à Tous mes généalogistes
Pour tous ceux et celles qui viennent voir mes conseils généalogiques je leur souhaite une
BONNE ANNEE et une BONNE SANTE pour 2011 et d'agréables recherches sur le chemin de vos ancêtres.
08 décembre 2010
Pause
Le Blog est en pause
jusqu'au début Janvier 2011
Joyeuses Fêtes à Tous et Toutes.
01 décembre 2010
La Généalogie par les Femmes - Réflexion
Au début de ce blog, je vous parle des motivations qui font qu'un jour on se décide d'entreprendre ses recherches généalogiques.
Elles peuvent être pour différentes raisons.
1) retrouver ses racines surtout par rapport à son patronyme.
2) retrouver ses racines soient génétiques ou affectives.
a) Génétique : alors, si ce sont vos principales motivations, je vous dis tout de suite qu'elles seront plus qu'incertaines. Souvenez-vous le vieil adage dit à peu près cela : Maman presque certaine, papa loin de l'être !!! ce qui est valable autant dans le passé que maintenant, la seule différence c'est que maintenant ce n'est plus un secret.
b) Affective : vous pouvez ne pas connaître votre géniteur ou en être par certain. Un autre homme vous a peut être élevé et vous a donné son affection, vous pouvez même porter son nom et vous, vous vous êtes toujours senti "son fils ou sa fille" et tout à fait à votre place dans sa famille, donc pourquoi ne pas orienter vos recherches de ce côté là.
3) Remonter le temps à travers votre pays, votre histoire, et l'histoire de votre région.
4) Collectionner les dates, les lieux, les métiers, mais à mon avis ce sont les recherches les moins intéressantes.
5) Vous intéresser à l'individu dans la société par rapport à son époque.
6) ou alors pour de toutes autres raisons qui vous sont personnelles.
Moi, au départ ayant un père naturel inconnu, j'ai commencé ma généalogie à partir de ma mère. J'avais environ 18 ans quand j'ai posé la question à mon grand-père maternel :
"de qui venons-nous ?" voir mon premier billet : La généalogie Pourquoi ?
A cette époque, je ne pensais pas au doute de la paternité ; par la suite j'ai pris des cours de généalogie et jamais on a insisté sur cette éventualité, dans les années 1960 à croire que c'était encore tabou ces choses là. Donc comme tout le monde, j'ai remonté, remonté jusqu'en 1650 environ. Très souvent j'ai rencontré des naissances avant le mariage, des reconnaissances au moment du mariage, mais sincèrement je ne me suis pas attardée sur ça.
La généalogie au cours des années est devenue pour moi une véritable passion. Avant Internet, j'allais régulièrement dans les archives ; je fouillais, je ramassais avec frénésie tout ce que je pouvais trouver sur mes ancêtres supposés. J'avais la chance de ne pas travailler et je pouvais organiser mes recherches en semaine comme bon me semblait, ne pas oublier que les archives n'étaient ouvertes qu'aux heures de bureau et fermées le samedi et le dimanche. Quand il fallait aller dans un département plus lointain, j'en faisais un lieu pour les vacances, je réservais un gîte dans la région et je m'octroyais des journées de recherches. Ce qui a été beaucoup plus facile quand les enfants ont volé de leurs propres ailes. Néanmoins sur mes 4 filles, toutes m'ont suivi un jour ou l'autre dans mes recherches et elles s'étaient prises au jeu. Maintenant trop occupées dans leur vie familiale elles ont abandonnées, mais je suis certaine qu'un jour elles y reviendront.
Tout cela pour vous dire qu'un évènement est arrivé dans ma vie en 2009 qui a ébranlé très fortement ma façon de penser sur la généalogie et mes motivations.
Une de mes fille "médecin", vivant avec une compagne depuis 11 ans est venue m'annoncer qu'elle attendait un bébé et que ce 10ème petit enfant avait été procréé par insémination artificielle. J'étais loin de m'attendre à cette heureuse nouvelle ; je pensais que jamais elle n'aurait la joie d'être mère et pourtant Théma est arrivé, un enfant superbe, vous l'avez peut être vu dans les dossiers du 20 heures de TF1 il y a environ 3 semaines. Ses mamans militant pour les droits parentaux.
Cet enfant magnifique à les yeux de sa mère, quelques expressions dans sa bouche ressemblent aux miennes, mais pour le reste à qui ressemble-t-il ? à son géniteur certainement et à sa famille. Mais nous n'en saurons jamais rien. Alors lui et les autres qui sont nés de la même façon se poseront-ils des questions généalogiques ??? Il faut savoir que les géniteurs donnent en tout anonymat leur sperme et que dans leur tête il est clair ils ne seront jamais "le papa". Ceci dit en passant je remercie ces hommes qui ont cette générosité, car sans eux ma 10ème merveille ne serait pas là. Donc depuis 2 ans, j'ai revu mes recherches et je suis repartie de ma mère, de sa mère, de sa grand-mère et ainsi de suite, voila ce que cela donne : (je vous donne les détails, car on ne sait jamais, peut être que dans vos généalogies vous avez rencontré ces patronymes.)
Manouedith
Renée Pascaut née le 22/05/1922 au Plessier sur St. Just - 60 -
Marcelle Bourcy née le 29/10/1895 à Avrechy - 60 -
Stéphanie Kuom née le 06/05/1874 à Strasbourg - 67 -
Marie Pauline Klein née le 14/02/1846 à Molsheim - 67 -
Catherine Schilet née le 17/07/1809 à Dosseinheim sur Zinzel - 67 -
Thérèse Böhm née le 08/05/1780 à Dosseinheim sur Zinzel - 67 -
Barbe ou Barbara Harttmann née le 17/02/1749 à Dosseinheim sur Zinzel - 67 -
Anne Marie Altenbach décédée à Uttwiler - 67 -
Ceci dit, je n'ai pas de chance, car toutes les personnes que je n'ai pas connues viennent de la région de Saverne et les recherches en Alsace je vous l'ai déjà expliqué sont les plus difficiles à réaliser, à cause de son histoire, de ses différentes langues et de ses particularités.
Je me suis fait aider par une alsacienne la dernière fois que je suis allée aux archives à Strasbourg, mais le travail est loin d'être terminé, car consulter certains documents ou le côté social de mes ancêtres pourrait m'en dire plus sur leur vie reste compliqué.
Je me suis fixée un objectif, en savoir le plus possible sur ces femmes qui m'ont précédée en faire un petit livret, organiser un grand repas familial "alsacien" avec mes enfants, mes petits enfants et ainsi leur offrir la possibilité d'en savoir plus sur leurs racines féminines beaucoup plus certaines que celles masculines.
Alors voyez-vous la mode de la généalogie peut vous emmener loin des chemins auxquels vous pensiez en débutant et parfois avoir la surprise de découvrir que vous la catholique élevée chez les religieuses qu'il n'y a pas si longtemps vos ancêtres étaient protestants. Cela fait drôle je vous assure.
Et vous qu'en pensez-vous ? Je pense que la généalogie de demain avec toutes ces nouveautés actuelles concernant la procréation vont révolutionner et chambouler nos principes sur la Généalogie et nos racines. Pour tous ceux ou celles qui sont nés de père inconnu, consolez-vous, vous ne serez plus les seuls à galérer dans vos recherches.
Dosseinheim sur Zinzel - 67 -
25 novembre 2010
Généalogie - Le S.H.A.T. à Vincennes
La semaine dernière, nous avons vu, les recherches militaires aux archives municipales ou départementales, afin de retrouver le livret militaire d'un simple soldat.
Aujourd'hui je vais m'attarder aux officiers de l'armée de terre au service de l'Etat, une profession qui n'échappera pas aux écrits donc aux archives. Elles seront gardées dans des locaux militaires au Château de Vincennes au S.H.A.T. (Service Historique de l'Armée de Terre). elles composeront beaucoup d'archives exceptionnelles. Par exemple, vous y trouverez :
- les soldes que touchaient l'ancêtre que vous recherchez.
- les endroits où il a combattu.
- les pensions qu'il a obtenu.
- ces certificats de bonne conduite
- et encore bien d'autres documents.
Le S.H.A.T. conserve essentiellement les dossiers individuels pour :
- les officiers entre 1715 et 1870
- les officiers généraux de 1730 à aujourd'hui
- des pensionnés de 1801 à 1914.
Néanmoins il faut savoir,qu'ils ne peuvent être consultés qu'après une délai de
120 ans
à compter de la naissance de l'intéressé.
Les fonds abritent également les registres des contrôles des sous officiers et des hommes de troupe de 1716 à 1876 sauf pour les pensionnés. Ils abritent également ceux des gardes françaises et des invalides même antérieures à 1716.
Surtout avant de vous rendre au château de Vincennes, il faut que vous connaissiez certains éléments comme le régiment dans lequel la personne se trouvait, cette information vous la trouverez dans son livret militaire, mais parfois vous pouvez la trouver sur un acte d'état civil, d'un de ses enfants ou d'un de ses filleuls ; s'il s'est marié sous les drapeaux, il figurera sur son acte de mariage. Vous aurez certainement à prouver votre filiation avec la personne que vous recherchez.
Attention, sans le nom ou le numéro de son régiment il vous sera impossible de commencer vos recherches au S.H.A.T.
en résumé, tous les dossiers concernant les officiers, les officiers généraux, les sous-officiers et les hommes de troupe certaines années.
Petite information supplémentaire, les dossiers des militaires non officiers de la guerre 1914/1918, ne sont pas détenus par le S.H.A.T. Vous les trouverez aux archives départementales.
Pour la Légion Étrangères, le S.H.A.T. détient des informations pour les fins de service avant 1909. Après 1909, contacter le bureau des anciens de la Légion Étrangères à Marseille.
Informations Pratiques :
Le S.H.A.T. se trouve à Vincennes (près de Paris) Métro : château de Vincennes
il est ouvert du Mardi au Vendredi (sauf les jours fériés). Il est fermé annuellement entre le 26 décembre et le 2 janvier, ainsi que durant tous les mois d'août.
Aux heures d'ouverture vous pouvez téléphoner : 01.41.93.32.94
Accueil et inscriptions : mardi au jeudi 9h à 12h et 13h à 17h, le vendredi 9h à 12h et 13h à 15h30.
Demande de documents entre 9h/12h et l'après-midi 13h/15h, pour le jour même.
Pour réserver des documents, renseignez-vous au : 01.41.93.34.33
Sources : Larousse de la Généalogie , mon vécu et Internet.
18 novembre 2010
Généalogie Le livret militaire
Faire de la généalogie bien souvent cela devient une passion qui va beaucoup plus loin que le plaisir d'aligner des noms, des dates, des lieux pour remonter le temps. Il serait génial si l'on pouvait avoir une description de la personne que l'on recherche, notre curiosité est grande, alors comment faire pour en savoir plus.
S'intéresser à la vie militaire de notre ancêtre, savoir s'il à fait son service militaire, comment et où ? Pour cela il y a des pistes et je vais vous les donner.
Tableau représentant les uniformes des différents règnes de la France.
Dans un premier temps, un des documents le plus important c'est le livret militaire. Il apparaît sous Napoléon III et il est délivré à toutes les personnes effectuant leur service militaire.
Avant d'aller plus loin, je pense qu'il est nécessaire que je vous remémore comment se passait le recrutement.
Sous l'ancien régime (avant 1789) le recrutement était basé sur le racolage. Ensuite, les régiment ne porteront plus de noms (ceux de leurs colonels propriétaires) mais des numéros. Dès la première conscription en 1798 le service militaire devient obligatoire pour tous.
Dès 1803, on instaure la désignation des conscrits par tirage au sort. Ne partent que ceux qui tirent un mauvais numéro ; un bon numéro dispense du service. En 1814, la circonscription est aboli mais quelque temps après la loi Gouvion St. Cyr modifiera quelque peu le système ; en stipulant qu'un fils de famille ayant tiré le mauvais numéro pourra s'offrir un remplaçant.
Pour certains, cela va être une bonne aubaine pour se faire de l'argent. Certains fils du peuple à l'issue de 3 remplacements rémunérés par les fils de bourgeois se retrouveront ainsi à la tête d'un joli pécule permettant de s'acheter par exemple une ferme. Cette pratique avant 1889 leur coûte quand même 21 années de service ; il ne faut pas oublier qu'à cette époque les périodes de service sont de 7 ans, donc faites le calcul, en rempilant de la sorte 3 fois, ils arrivaient à rester 21 années sous les drapeaux, s'ils s'en sortent ils peuvent commencer une autre vie à laquelle sans cela ils n'auraient pu espérer.
ce système durera 102 ans jusqu'au 21 mars 1905, après cette date le service militaire redevient l'affaire de tous. En 1945 il est transformé en service national jusqu'en 2000 ou il est supprimé.
C'est pourquoi le livret militaire si vous avez la chance de posséder celui d'un de vos ancêtres est précieux pour en connaître plus. Ceux qui n'ont pas cette chance, ils retrouveront tous les renseignements qu'il contenait aux archives départementales, pour les documents des dossiers individuels des officiers il faudra aller au Château de Vincennes aux archives militaire, mais j'y reviendrai la prochaine fois.
Quels sont les renseignements que vous trouverez sur une livret militaire :
L'Etat Civil avec son nom, son surnom, ses dates et lieux de naissance, celles de son mariage éventuel - Ses états de service militaire - la classe (sachant qu'elle correspond à l'année de ses 20 ans) - le régiment - le bataillon - la compagnie - son n° de matricule - sa profession - la filiation et le domicile de ses parents - la date de son mariage et l'endroit où il a eu lieu (ne pas oublier qu'avant 1914, on se marie dans un cercle géographique étroit et que l'on trouve son épouse dans son environnement proche et rarement en dehors de son département).
Avec tout cela, vous aurez tous les éléments pour fouiller dans différents dépôts où sont conservé les archives militaires.
Vous y trouverez également des renseignements sur la personne, une vraie énumération morphologique : sa taille et les mesures de l'homme, longueur du dos jusqu'à 33 cm de terre, parfois même la grosseur sous les bras, la taille de la ceinture, le tour de tête, la longueur des pieds, la couleur de ses yeux et la forme de son visage. L'équipement fourni, les dates de vaccinations par exemple contre la variole et surtout son degré d'instruction et quelques mentions, les dates de mobilisation et de démobilisation, ses campagnes, les dates dans la réserve dans l'armée active ou territoriale et la libération définitive du service militaire, le tout accompagné de tampons qui peuvent vous donnez la piste de son bureau de recrutement, son commandant, son chef de corps, ses blessures, ses décorations, ses citations, ses promotions et ses permissions. Tous ces renseignements sont précieux pour agrémenter votre arbre et surtout l'histoire de votre famille.
Pour la période antérieure à 1790 : la série EE des archives municipales concerne les ancêtres ayant appartenu aussi bien à des milices bourgeoises qu'à différentes compagnie.
Pour la période postérieure à 1790, la série H des archives municipales apportent de nombreuses informations sur la conscription.
Les tableaux des jeunes gens recensés à l'âge de 20 ans, la mise en activité de leur classe d'âge puis leur versement dans les réserves. Figurent aussi ceux qui sont dispensés en qualité de soutien de famille, les réfractaires au service, les disparus, les absents, les prisonniers de guerre.. ..
Cette série comprend en outre les listes d'inscrits maritimes, les hommes de la garde nationale et les sapeurs pompiers.
La série R des archives départementales est une source fondamentale. Elle comprend notamment les registres de contrôle des troupes en vigueur de 1716 à 1867 et les registres de matricule de 1867 à 1922.
Les registres de matricule donnent en plus de l'état civil et des filiations un signalement complet des indications physiques que l'on ne trouve nulle part ailleurs, même certains défauts de morphologie, il fait aussi mention du niveau d'instruction pouvant être utile à l'armée.
Dans cette série, vous trouverez également les listes de tirage au sort de 1803 à 1905, ainsi que les dossiers des anciens combattants et victimes de guerre, ceux de la garde nationale et autres corps spéciaux, des prisonniers de guerre ennemis ou encore les archives des organisations temporaires 1914/1918 ainsi que les listes de réfugiés.
Pour tous ces renseignements, il faut donc vous déplacer aux archives qui vous intéresse, on ne peut pas encore faire "son marché" sur Internet comme pour l'Etat Civil. Une fois sur place, demandez dans la salle de lecture au Président de salle qu'elles sont les premiers documents à faire sortir et de quelle façon. Ensuite il vous dirigera vers les classeurs où se trouve les cotes à demander, ne vous en faites pas tout est répertorié.
Alors, je vous souhaite de bonnes recherches. Je suis certaine que vous allez trouver des choses très intéressantes. La prochaine fois je vous parlerai des Archives Militaires de Vincennes.
Sources : Larousse de la Généalogie et mon vécu.
10 novembre 2010
Généalogie "écriture ancienne et sigles"
Aujourd'hui, j'ai choisi de vous parler, comment déchiffrer les manuscrits anciens et les registres paroissiaux ; mais avant d'aller plus loin familiarisez-vous avec les signes que vous rencontrerez partout en généalogie.
Il n'y a pas toujours eu des ordinateurs, des machines à écrire ou des employés de mairie qui écrivaient à la perfection. Plus on remonte dans le temps plus il est difficile de bien comprendre l'écriture qui se trouve dans les registres ou les actes anciens ; quelques indications s'imposent;
N'essayez pas de comprendre le mot à mot. Lisez d'abord une bonne partie du texte ou le texte en entier et repérez les mots ou les parties de phrases dont vous comprenez le sens. Pour identifier mots et lettres particulièrement difficiles , comparez les avec ceux que vous avez repéré dans le texte.
Plus vous déchiffrerez de textes, mieux vous comprendrez les écritures compliquées. C'est une question de pratique. Faites très attention des erreurs de transcriptions peuvent tout changer. Votre recherche vous fera traverser différentes époques. Il est possible que leurs styles d'écriture vous paraissent singuliers. Vous déchiffrerez certains mieux que d'autres.
Au cours des siècles, vous pourrez trouver des abréviations qui évitent d'écrire le mot en entier, voici la majorité de celles que vous pourriez rencontrer.
Je vous conseille de les sortir sur votre imprimante et de les avoir toujours avec vous quand vous vous rendez aux archives ou quand vous essayez de déchiffrer un acte difficile, vous les rencontrerez surtout dans les actes notariés. N'oubliez jamais l'accessoire très important pour le généalogiste la loupe.
La paléographie, c'est l'art de lire les écritures anciennes, même si cela peut vous paraître difficile, ne vous découragez pas avec beaucoup de patience et d'entraînement vous y arriverez.
Mes sources : Passeport pour l'aventure de Christian Mazenc
03 novembre 2010
Généalogie "Ancêtres Musulmans"
Après les protestants et les juifs, je me trouve obligée d'aborder les ancêtres musulmans ; pour eux la recherche de leurs racines est encore beaucoup plus compliquée.
Bien qu'avec le Coran, les civilisations musulmanes se soient très tôt familiarisées avec l'écrit, il n'était pas dans leurs traditions d'enregistrer les naissances, les mariages et les décès.
Il faut savoir que les Musulmans étaient totalement absents du Royaume de France sous l'ancien régime.
Ils n'apparaissent dans l'Histoire de France qu'à partir de la conquête de l'Algérie en 1830, sous Louis Philippe.
. Plus tard la Tunisie et le Maroc seront l'un après l'autre sous protectorat français. Ainsi les musulmans qui résident actuellement sont souvent originaires de ces trois pays.
Abdelkader
Il n'y avait pas dans les pays musulmans de registres analogues à nos registres paroissiaux, de sorte que les recherches sont rapidement interrompues par le manque de documents. Par contre les traditions orales étaient très vivantes et, du moins dans les familles importantes, les généalogies se transmettaient de génération en génération. Malheureusement l'émigration vers la métropole s'est souvent accompagnée d'une perte de ce patrimoine oral, de sorte que les musulmans ne disposent pas de sources très anciennes pour remonter leur ascendance.
L'Algérie
L'Etat Civil que nous connaissons en France a été institué en Algérie dès les premières années de la conquête et il a été tenu jusqu'à l'indépendance en 1962, mais il faut savoir que des registres différents étaient tenus pour les européens, les juifs et les musulmans et leur instauration s'est faite de manière progressive , les villes importantes ont été plus rapides que les villages à ouvrir des registres , ils étaient tenus en double exemplaires mais tous deux sont restés sur place lors de l'indépendance. De nombreux musulmans originaire d'Algerie comme d'ailleurs les descendants des européens installés là bas sont actuellement privés de la possibilité de retrouver leurs racines.
Les microfilms disponibles sont conservés et consultables sur place à Nantes, au service central de l'état civil, mais ils concernent très minoritairement les musulmans ; ainsi pour la ville d'Alger, les registres disponibles pour le européens en 1832 pour les mariages et en 1871 pour les naissances, pour les juifs en 1836 pour les naissances, mariages, décès mais ne couvrent que le années 1855 1856 et 1858 pour les musulmans. Il est alors nécessaire d'avoir recours à d'autres sources, telle que les dénombrements de la population. Quatre ont été effectués en 1906 1911 1931 1954, ce qui est intéressant sur ces listes elles comportent des colonnes précisant l'origine des individus.
La Tunisie :
Des registres d'état civil ont été établis par les autorités françaises de 1884 à 1956. Ils concernent la totalité de la population, qu'elle soit d'origine européenne ou tunisienne. Après la fin du protectorat français, ces registres sont restés sur place, mais il en a été établi des microfilms qui sont conservés et consultables à Nantes.
Le Maroc :
De même que pour la Tunisie, des registres ont été tenus en trois exemplaires, puis en deux exemplaires de 1915 à 1956. Un de ceux-ci est conservé et consultable à Nantes. Avant la présence française, l'état civil est tenu dans les consulats et ne concernait donc, comme dans tous les autres pays étrangers, que les citoyens français résident dans le pays, à l'exclusion de tous les musulmans marocains.
Mes sources : Larousse de la Généalogie.
27 octobre 2010
Généalogie pour les Protestants et les Israélites
Le printemps et l'été sont terminés, me revoilà pour la période de l'automne et de l'hiver, deux périodes plus calmes pour moi pour me consacrer à la Généalogie et vous faire partager mes connaissances.
Aujourd'hui, je vais me consacrer à l'Etat Civil des protestants et des Istraélites beaucoup plus difficile à retrouver avant la révolution.
Comme je vous l'ai déjà dit, la généalogie est un art facile de nos jours à 1792 pour pratiquement tout le monde. Mais avant, cela peut se corser si vous êtes protestants ou israélites, l'état civil étant tenu par les prêtres pour la religion catholique majoritaire en France avant la révolution, en revanche dans certaines régions la majorité n'était pas la même ou tout au moins l'importance de la population catholique, par exemple en Alsace et dans le Sud Ouest (remontant des Cévennes jusqu'à Bordeaux) ; néanmoins vous pouvez trouver des protestants dans toutes les régions françaises.
En raison des persécutions dont les protestants furent victimes, il n'est pas toujours possible de trouver les mêmes documents que pour les catholiques. Toutefois et même si les sources sont dispersées, il est généralement possible de remonter les filiations.
Pour les luthériens d'Alsace les pasteurs ont tenu des registres de baptème, de mariages et de sépultures identiques a ceux des prêtres. Toutefois, ceux-ci sont rédigés en langue allemande et en écriture gothique. Les associations généalogiques alsaciennes bien souvent ont réalisé de nombreuses transcriptions.
En revanche en ce qui concerne les Réformés, c'est plus compliqué, il n'est pas toujours possible de trouver des documents les concernant. En outre cet état civil dispersé manque très souvent, notamment pour la période dite du "Désert" où le protestantisme est pratiquement clandestin entre la révocation de l'Edit de Nantes en 1685 et l'Edit de tolérance en 1787 il faut alors recourir aux listes d'abjurations, aux listes de nouveaux convertis, parfois aux listes de nouveaux convertis revenus à la religion réformée, aux états de fugitifs, aux états de prisonniers, aux registres d'adhésions de catholiques à la religion réformée, aux notaires protestants.
Voici donc dans les grandes lignes, les dates qui peuvent vous aider pour orienter vos recherches.
Registres paroissiaux protestants, de : à :
1525 à 1685 : si vos ancêtres étaient luthériens
1559 à 1685 : si vos ancêtres étaient calvinistes.
Vous trouverez sur les registres paroissiaux tenus par les pasteurs, les mêmes renseignements que ceux que l'on rencontre sur les registres de catholiques. Ne vous attendez pas néanmoins à en trouver dans tous les départements, beaucoup de temples ont été détruits.
1685 à 1787 : suite à la Révocation de l'Edit de Nantes, les Protestants n'auront plus d'existence"légale" en France. Parfois, vous rencontrerez dans les BMS, des actes les concernant, mais principalement des actes d'abjuration", ils renonçaient à leur foi pour réintégrer celle du roi. Souvent un moyen parmi tant d'autres pour avoir une sépulture légale, ou accéder à un emploi....
Dès le XVIIIèmeXVIIIème siècle, les pasteurs souvent au péril de leur vie, tinrent les registres des baptèmes, des mariages et des sépultures. Ces derniers furent tenus "au désert.
A partir de 1737 : les décès seront enregistrés devant un juge sur des registres pour "non catholiques". On consultera la série B au niveau des archives départementales.
1787 à 1792 : Les Protestants sont autorisés à avoir leur propre Etat Civil, celui-ci sera tenu par des juges.
Massacre de la Saint Barthélémy
Il vous arrivera de trouver des "réhabilitations de mariages". Sur ces registres sont parfois inscrits des actes antérieurs de plusieurs dizaines d'années.
Vous trouverez donc ces documents :
* aux Archives communales.
* aux Archives départementales (série E et B)
* aux Archives nationales (série TT)
* Bibliothèque de l'Arsenal à Paris.
Toutefois, je vais revenir sur le mariage et le concubinat pour les Protestants. Afin que vous puissiez mieux comprendre l'abscence des actes que vous recherchez, je vais vous relater des passages du livre exceptionnel de Gildas Bernard sur le sujet.
L'inscription des mariages sur les registres fut moins régulièrement et moins rigoureusement faite par les pasteurs que celles des baptèmes. Il faut aussi tenir compte du fait que parfois, quand ils n'étaient pas trop loin d'une frontière, de jeunes couples allaient se marier clandestinement à l'étranger et revenaient ensuite en France, comme ce fut parfois le cas à Metz et dans le Dauphiné. Si au début du XVIIIèmeXVIIIème siècle les réformés admirent à la rigueur le baptème fait par un prêtre catholique (le baptème étant le même) ils pouvaient difficilement admettre le mariage devant l'église catholique, car celui-ci était obligatoirement accompagné de la confession et de la communion. La plupart du temps, ils passaient contrat devant notaire en promettant de "solenniser face à l'église chrétienne et ne faisaient pas appel au prêtre. L'église catholique les considérait comme concubinaires.. Voir par exemple : le procès fait en 1737 aux 96 concubinaires de Mauzevin dans le Gers. Ailleurs comme en Charente Maritime, on utilisait le terme "d'adoués" pour désigner ces ménages non déclarés.
Maintenant parlons un peu des Juifs.
Si l'on en croit Gildas Bernard ancien Inspecteur des Archives de France auquel on doit plusieurs livres sur l'Histoire des Familles, dont celui sur les Protestants et un autre tout aussi intéressant sur les Juifs, les trois pôles de fixation essentiels des Israélites se trouvaient être :
* Bordeaux - Bayonne.
* L'Alsace et la Lorraine.
* Le Comtat Venaissin.
Par une déclaration de 1550, les Juifs bénéficiaient de la liberté de culte. Les rabbins étaient assimilés aux notaires pour la tenue des actes d'Etat Civil. Les archives de Toulouse et de Bordeaux détiennent d'intéressants registres. L'official de l'évêché d'Avignon par une ordonnance de 1620, leur avait donné l'autorisation de tenir des registres de circoncision, en hébreu, mal tenus et uniquement pour les hommes. Le Saint Office de Rome par ordonnance de 1763, en codifia la tenue pour les istraélites du Comtat Venaissin. Pour l'Alsace et la Lorraine, nous n'avons que des registres parcellaires. Metz ne les tint que de 1717 à 1792. Il faudra attendre les décrets napoléoniens de 1806 pour avoir les registres complets des communautés juives. Pour tous ces problèmes, je vous conseille de consulter :
l'Alliance Israélite Universelle - 45, rue La Bruyère 75009 Paris ou le Cercle de Généalogie juive 38, rue du Père Corentin 75014 Paris.
Ces informations peuvent paraître compliquées, mais parfois en généalogie rien n'est simple et il importe de ne rien négliger.
Mes sources : mon expérience personnelle et Le Passeport pour l'Aventure de Christian Mazenc ainsi que le livre de Gildas Bernard "Les Familles protestantes en France", vous pouvez le trouver aux Archives Nationales ou dans les librairies généalogiques.
06 avril 2010
Inventaire après décès - Mutation par décès
Rien de tel qu'un inventaire après décès pour connaître le milieu social et l'environnement quotidien de son ancêtre. Mais pour cela il faut se déplacer aux archives départementales. Mais si vous connaissez le Notaire de famille ou son successeur avant de vous déplacer, téléphonez pour savoir s'il a déposé ses archives, normalement c'est obligatoire mais pas toujours respecté ; certaines archives départementales ferment les yeux par manque de place car les archives notariales représentent des centaines de kilomètres sur les rayonnages. Parfois certaines études possèdent plusieurs générations entreposées de façon plus ou moins soignées dans des endroits humides et même parfois mal classées. Mais quand on connaît la date de l'acte surtout pour le XIXème et le début du XXème siècle on peut toujours essayer de voir si l'on peut en obtenir une photocopie bien évidemment moyennant quelques "sous".
Le code civil, impose la rédaction d'un inventaire après décès dans certains cas :
- à l'usufruitier (qui jouit du bien sans être propriétaire)
- au tuteur
- au conjoint survivant, sous peine s'il y a des enfants mineurs, de déchéances de l'usufruit légal.
Comment rechercher une Mutation après décès :
Avant d'arriver à l'acte, surtout quand vous ne connaissez pas l'Etude qui l'a rédigé, il y a plusieurs étapes à franchir. Aux archives départementales, vous trouverez des répertoires sur lesquels figurent des côtes qui vous conduiront à ce dernier :
1) En partant de la date du décès recherchez environ 3 ans au-dessus (à savoir qu'une succession doit être terminée 6 mois après le décès (toujours valable à notre époque) mais dans certaines plus compliquées cela peut demander plusieurs années surtout au moment des guerres).
2) Se reporter à la table alphabétique pour trouver le patronyme de votre défunt. Une fois celui-ci trouvé relevez toutes les indications, les chiffres, les dates, ensuite se diriger vers les Mutations par décès en concordance avec la date relevée et le numéro de l'acte et enfin riche de ses informations vous pouvez demander la minute recherchée.
3) Si le défunt laisse des biens, le nom de l'Etude y figurera, une succession en principe est obligatoire même si oui ou non il y a héritage.
Pourquoi cet enregistrement ? Tout simplement parce que, ce que possédait le défunt était (et est encore assujetti) à certains droits sous forme d'impôts à payer que l'héritier aura eu à payer suivant le degré de parenté.
4) Si le défunt ne laisse rien ou presque rien cela sera indiqué si vous devez poursuivre jusque chez le Notaire pour en connaître l'inventaire.
Vous allez me dire : Pourquoi rechercher s'il on sait que le défunt était pauvre. Parfois cette quête minutieuse et longue peut vous débloquer une situation familiale, car mis à part l'intérêt social de votre ancêtre, cet acte est riche en renseignements, vous y trouverez son Etat Civil complet, si il est veuf vous en serez renseigné et il sera indiqué de qui. En plus de l'Etat Civil vous connaîtrez le degré de parenté des héritiers, de leurs conjoints, si les héritiers directs sont décédés et les lieux ainsi que les héritiers de ceux-ci. Si la personne n'a pas d'héritiers directs vous pourrez découvrir des neveux et des nièces que vous ne connaissiez pas.
Dans ce document, il peut y avoir fait état de l'existence éventuelle de testament ou autres donations qu'aurait pu effectuer la personne.
A savoir : que ces documents existent que depuis la révolution ; que les successions ne sont pas enregistrées à la commune comme pour les naissances les décès et les mariages mais au niveau d'une circonscription d'enregistrement qui regroupe plusieurs cantons.
Quand vous aurez exploité les minutes notariales, n'oubliez pas de consulter les dossiers de l'enregistrement. Demandez la marche à suivre au Président de la salle de lecture car vous avez d'autres actes qui ont été enregistrés et qui parfois peuvent vous intéresser.
A) Les actes judiciaires, ce sont tous ceux qui relèvent de la compétence d'un tribunal. Tous les actes passés devant un juge comme par exemple : l'acceptation d'une succession, car il faut savoir que l'on peut refuser une succession. Quand on accepte une succession on accepte aussi bien l'argent que les dettes. Le refus d'une succession passe par le tribunal. Parfois, il a fallu une décision du tribunal pour le transfert de biens, voir même un changement de régime matrimonial. On a pu également avoir recours au tribunal pour la vente de meubles ou d'immeubles.
B) Les actes authentiques : on appelle ainsi tous ceux qui sont passés devant un notaire et qui affectent soit le patrimoine familial soit la famille dans sa vie privée.
Vous les connaissez certainement :
- ventes de maisons, de terrains, de propriétés etc..
- les actes de partage, les contrats de mariage.
- les donations entre vifs.
- les testaments.
- les baux à court terme ou à long terme.
C) il existe aussi les actes non enregistrés que l'on nomme : les actes sous seing privé. ils peuvent être rédigés entre deux ou plusieurs personnes, certains de ces actes ne sont pas soumis à ce régime de publicité et d'enregistrement. Je dis publicité car certains enregistrements paraissent dans la presse.
Pour les actes non enregistrés, vous trouverez par exemple certains baux ordinaires comme les locations d'habitations - les ventes de bestiaux - la vente des fonds de commerce - actes constitutifs de société, si les apports sont autres que des biens, des meubles - les prêts - les reconnaissances de dettes. Tous ces actes peuvent être rédigés entre les partis et déposer ou non chez le notaire.
En ce qui concerne les successions, elles sont toujours rédigées par un Notaire. Etant donné qu'elles sont enregistrées au niveau d'une circonscription cette pratique facilite la recherche généalogique lorsque la personne a évolué sur plusieurs communes.
Pour tous ces actes privés ou enregistrés, le généalogiste peut reconstituer l'environnement socio-culturel de ses ancêtres et l'évolution du patrimoine ainsi que ses origines.
A savoir : qu'il existe des registres concernant les actes authentiques qui, eux sont tenus par ordre chronologique et comportant les données suivantes :
- résumé de l'acte
- nom du notaire qui a rédigé l'acte
A partir de ces données on peut alors retrouver plus facilement et avec certitude la minute dans les archives départementales.
donc voyez-vous, la généalogie ne se résume pas qu'a l'Etat Civil, elle peut vous emmener sur des chemins un peu plus compliqués mais combien riche de renseignements.
Mes sources : mon expérience personnelle et Le Passeport pour l'Aventure de Christian Mazenc.
24 mars 2010
Recensements - Dénombrements - Etat de Feux - Taille -
Aujourd'hui, je vais vous parler d'une seconde étape, qui complétera vos recherches de filiation et qui est encore plus passionnante.
Tenter de reconstituer le passé de nos ancêtres.
Une fois les actes retrouvés, lus, analysés, retranscrit vous avez achevé si l'on peut dire la première partie des recherches. Vous pouvez espérer remonter de 15 à 20 générations si vous n'avez pas rencontré trop d'embûches, de lacunes et de difficultés diverses. A raison de 3 générations par siècle, cela peut représenter 6 siècles et vous cela vous amènera aux années 1400, je vous rassure très peu y arrivent avec simplement l'Etat Civil, puisque je vous ai donné les dates du début de l'obligation d'enregistrer l'état civil. Il y a évidemment d'autres moyens que l' E.C allez-vous me dire. Sauf qu'ils sont beaucoup plus compliqués et tout le monde n'est pas apte à suivre ce chemin. Si vous arrivez aux années 1600, vous pouvez être fier. Mais comme je vous l'ai déjà dit, collectionner les dates, les lieux, les métiers c'est un peu stérile. quant on recherche ses ancêtres c'est que l'on veut en savoir encore plus.
Afin que les noms, les dates qui remplissent les cases de votre arbre vous parlent mieux et que l'ancêtre retrouvé redevienne à vos yeux ce qu'il était, replacé dans son quotidien et dans son contexte, il vous faudra vous pencher vers d'autres sources que vous trouverez facilement aux archives départementales.
Vous irez voir dans les archives notariales pour voir ce que votre ancêtre possédait "terre, meubles" et à travers les dots de leur fille, les testaments et les inventaires après décès. Pour les hommes vous avez la possibilité de regarder dans les recensements militaires, vous pourrez connaître ainsi la couleur de leur cheveux et de leurs yeux, la forme du visage, leur taille, l'épaisseur de leurs sourcils et leurs signes particuliers ainsi que leur niveau d'instruction. Mais de tout cela j'en reparlerai prochainement.
Je vous en ai déjà parlé. Au XIXème siècle vous trouverez un document établit tous les 5 ans les années terminant par un 1 ou un 6 , depuis la révolution, mais surtout depuis 1831 qui vous informera sur la composition de la famille ce sont les Recensements de la population, elle ne datent pas d'hier (pour moi hier c'est le XIXème siècle). Souvenez-vous c'est pour se faire recenser que Joseph et Marie allèrent à Bethléem.
Recensements de la Population ou Dénombrements.
Les recensements s'appelaient sous l'ancien régime "dénombrements" ils sont relativement bien conservés et vous pouvez les trouver et les consulter jusqu'en 1931/1936. Ils comprennent : le chef de famille son épouse ses enfants mais aussi il peut y avoir des domestiques ainsi que le père ou la mère des époux par exemple devenu veufs. Parfois vous cherchez depuis longtemps l'endroit où est décédé l'un d'eux, c'est pourquoi consulter les recensements peut être très bénéfique pour vous et vous débloquer une situation
Jusqu'en 1851, le recensement ne fait état que du sexe et de l'état civil. Après cette date sont mentionnés l'âge, la profession, la nationalité, le culte. Sur celui de 1872 (il n'y en a pas eu en 1871 à cause de la guerre) vous trouverez le lieu de naissance des personnes. Théoriquement le premier recensement a eu lieu en 1801. C'est en 1822 que le recensement quinquennal est adopté. En 1876, la liste nominative est remplacée par un bulletin individuel, puis la guerre empêchera à nouveau de recenser les français (1916 et 1941).
A savoir : Que recenser une population n'a jamais été simple et certaines catégories de personnes sont souvent oubliés, les vagabonds, les prostitués, les populations carcérales, les aliénés des asiles publics, les infirmes des hospices, les sourds muets, les ecclésiastiques réguliers, les internes de lycée, les réfugiés, les marins en mer, les soldats sous les drapeaux. Toute source même excellente à ainsi ses lacunes.
Mais avant tout les recensements avaient un but bien précis, savoir qui doit payer. Sous l'ancien régime vous pourrez consulter différents impôts. Les rôles d'impôts étaient de nature variables selon les régions on parlera de :
Estimes - Compoix - et certificat d'habitantage dans le midi - cherches de feux en Bourgogne - rôles de fouages en Normandie.
Quel que soit le nom, tous n'avaient pas d'autres but que de recenser qui devait payer et combien.
Les Etats de Feux :
En France, les recensements ont été précédés par l'état des feux. Le feu est l'ancêtre de l'actuel "foyer fiscal", il réunit "à pot et feu commun" un groupe familial, comprenant le chef de famille, son épouse et ses enfants, mais aussi tous ceux qui habitent le foyer. .
A savoir : Que sous l'ancien régime, à l'époque de St. Louis, Charles VI, Charles VIII les états des feux étaient réalisés dans chaque paroisse, si vous avez la chance que ces paroisses aient gardé ce genre d'archives ce qui n'est pas toujours le cas. La première vraie évaluation de la population concernant tous les feux du royaume a eu lieu en 1328.
Un autre registre très important sous l'ancien régime, ce sont les registres de Taille. La taille était un impôts qui a connu de nombreuses évolutions. Lorsque les registres sont conservés (essentiellement pour le XVI, XVII, XVIIIème siècle) ils sont en principe annuels et établis par paroisse ; ils peuvent permettre de connaître le montant de l'imposition d'un aïeul et grâce à cela de déterminer ses ressources en comparaison des autres foyers de la paroisse. Lorsqu'ils sont annuels vous pouvez savoir et définir la date d'arrivée de votre ancêtre dans la ville ou le village et parfois même évaluer la date du décès jusqu'alors ignoré.
A savoir : que tous les documents concernant les archives fiscales sont en principes sont classés en série C des archives départementales.
Alors voyez-vous, d'autres sources que l'Etat Civil est à votre diposition. La semaine prochaine nous en exploiterons d'autres.
Sources : Larousse de la Généalogie et mon vécu.
















































































