Quand on est fille unique et que sa mère l'est aussi. Que l'on ne connaît pas encore ses branches paternelles. La famille est restreinte. L'enfance, est un peu triste. D'autant plus, que ceux et celles que vous appelez "Mon Oncle, Ma tante, cousins, cousines" ont une génération de décalée.

Edith 4 ans 4 2

 

Mon Sosa 2 : Adrien Pascaut avait une petite sœur : Fernande, qui elle a eu deux garçons et deux petits enfants.

 

Fernande, est née le 5 mars 1897 à St. Just en Chaussée 63, rue de Beauvais. De son enfance, je ne sais pas grand-chose, si ce n’est qu’elle est très proche de son frère Adrien. En témoigne plusieurs lettres et cartes échangées pendant la guerre de 1914. Son enfance s’est déroulée dans le salon de coiffure de ses parents d’abord rue de Beauvais, ensuite 19, rue de Montdidier.

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 Très jolie jeune femme différente des autres femmes de la famille. Brune au type asiatique, et justement  aux longs cheveux noirs qui avait l’apparence d’un cheveu asiatique. Du reste, adulte elle vendait à Paris ses démêlures de cheveux pour en faire des perruques. Les mauvaises langues auraient dit, qu’elle ressemblait à l’apprenti coiffeur de ses parents !!!! Je pense que ce sont des mauvaises langues qui disaient ça !

Fernande 1913

En 1920, elle se marie à St. Just en Chaussée avec Maurice Louis Bernard, garçon boulanger. Elle ira vivre dans la région parisienne à Guerville, où elle mettra au monde son fils Paul Adrien le 7 mai 1921. Et  son second fils  Jacques Marcel à St. Just en Chaussée le 15 janvier 1924. Ils divorceront le 21 novembre 1925. Elle ne se remariera jamais, mais elle aura une vie indépendante et plusieurs compagnons. Ce n’était pas une mère très proche de ses fils, heureusement que pendant leur enfance ils eurent leur oncle Adrien et sa femme Marcelle, ils partageaient souvent leur vie  avec leur cousine Renée.

Fiançailles Fernande2

 Pendant la seconde guerre mondiale, elle aurait eu une aventure avec un militaire allemand, qui lui aura valu d’être rasée à la fin de la guerre en place public devant les habitants de St. Just en Chaussée. Honte à l'Etat français d'avoir fait subir ce déshonneur  à ces françaises. A l'époque, mon grand-père était furieux, car dans une petite ville de province il n'y a pas eu que ce déshonneur, il y a eu également les graffitis de dénonciations sur les murs qui disaient : la femme Pascaut...... Et que certains pensaient qu'il s'agissait de son épouse.

Fernande et ses deux fils

Après la guerre, elle se plaça dans une famille bourgeoise parisienne Monsieur et Madame Ch.......,  comme lingère et nounou des enfants. Ses patrons étaient proches d’Elle et jamais ils ne la laisseront tomber même à la fin de sa vie. Fernande avait chez eux une place privilégiée et sa chambre particulière dans leur château de Monchy Humières près de Compiègne. Pendant ses jours de congé, elle venait dans la maison de ses parents qu’elle avait héritée et qui était mitoyenne à celle de son frère Adrien.

Fernande Pascaut 64 ans

 

Elle décéda à l’hôpital de Compiègne le 8 février 1977.

Paul et Jaacques Bernard

Ses fils :

1)

Paul Bernard/Pascaut , toute sa vie il sera très proche de son oncle d’Adrien et de sa tante Marcelle Pascaut (sosa 2 et 3) Adulte il exercera la profession de comptable. Pendant la guerre il épousera la secrétaire de l’Entreprise où il travaillait : Marguerite Hestin, Elle a 30 ans de plus que lui. C’est une femme intelligente, gentille qui le suivra partout, elle fera le tour de la France avec lui, d’abord sur sa moto ensuite dans sa 2 CV . Fait exceptionnel à cette époque. Ils resteront ensemble pendant 30 ans, Marguerite décédera à Senlis le 30 juin 1971.

Paul et Marguerite Bernard

Il se remariera avec une alsacienne, un mariage malheureux qui l’obligera à divorcer quelques années plus tard. Catholique fervent et pratiquant, il vivra très mal ce divorce. Il rencontrera sa dernière compagne, une veuve de son âge : Renée Tréguier/Courvalin, à Sauve dans le Gard, où il possédait une maison de vacances. Ils remonteront ensemble en Picardie pour terminer leur vie à Compiègne. Mais avant ils partageront plusieurs années de bonheur et partageront, voyages et croisières. Renée, était une femme bien, très cultivée, elle avait été "monteuse au cinéma". Elle décédera un mois après lui en novembre 2003.

Renée Courvalin 2002

Paul était un homme cultivé qui adorait la photographie, il regrettera de ne pas avoir eu de descendance et il vivra ses dernières années très heureux avec Renée, mais souvent malade. Il sera malheureusement à la fin de sa vie  maniaco-dépressif et fera quelques séjours en milieu psychiatrique, qui révéleront les grandes carences affectives de son enfance. C’est quelqu’un qui a beaucoup compté pour Edith et avec lequel elle a partagé de nombreuses connaissances intellectuelles et il partageait avec Elle, les mêmes passions. Il était considéré dans la famille comme "un original", si ne pas partager les idées de tout le monde, essayer toute sa vie de se cultiver, faire des choix osés pour son époque, c'est être original. Alors maintenant, c'est quoi être original ?

 

2)

Jacques Marcel Bernard est né à St. Just en Chaussée le 15 janvier 1924, lui aussi a eu une enfance bien chaotique.

Jacques et Paul 4 ans 2

 

 Adolescent pendant la seconde guerre mondiale IL fut réquisitionné de force par la STO  (Service du travail obligatoire). Afin de rappeler aux jeunes générations voici ce qu’était la STO :

Jacques et une amie en Allemagne2

 Le service du travail obligatoire (STO)fut, durant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, la réquisition et le transfert vers l’Allemagne de centaines de milliers de travailleurs français contre leur gré, afin de participer à l’effort de guerre allemand que les revers militaires contraignaient à être sans cesse grandissant (usines, agriculture, chemins de fer, etc.). Les personnes réquisitionnées dans le cadre du STO étaient hébergées dans des camps de travailleurs implantés sur le sol allemand.

L’Allemagne nazie imposa au gouvernement de Vichy la mise en place du STO pour compenser le manque de main-d'œuvre dû à l’envoi des soldats allemands sur le front russe, où la situation ne cessait de se dégrader. De fait, les travailleurs forcés français sont les seuls d’Europe à avoir été requis par les lois de leur propre État, et non pas par une ordonnance allemande. C'est une conséquence indirecte de la plus grande autonomie négociée par le gouvernement de Vichy comparativement aux autres pays occupés, qui ne disposaient plus de gouvernement propre.

Un total de 600 000 à 650 000 travailleurs français furent acheminés vers l'Allemagne entre juin 1942 et juillet 1944. La France fut le troisième fournisseur de main-d'œuvre forcée du Reich après l'URSS et la Pologne, et le pays qui lui donna le plus d'ouvriers qualifiés

sources : wikipédia

Les jeunes filles aussi étaient réquisitionnées, c’est là, qu’il a fait la connaissance de celle qui deviendrait sa femme « Paulette ». Après la guerre ils se marièrent à Drancy, lui, exerçait la profession de miroitier et Elle, d’aide soignante. Ils eurent deux enfants  Daniel et Ginette. Je me souviens qu’il venait voir mes grands-parents sur sa moto avec l’un ou l’autre  de ses enfants. Enfants nous nous sommes côtoyés régulièrement mais adultes, nous nous sommes perdus de vue.

Paulette au milieu femme de Jacques Bernard

 

*

Daniel et Ginette

ses enfants dans les années 1955 :

Daniel BERNARD

Ginette BERNARD

que sont-ils devenus ? Ont-ils une descendance ?

 

 

Jacques meurt à Drancy le 13 juillet 1966, à l’âge de 42 ans des suites d’un accident de moto.